GRANDIR

 

Lorsque le petit garçon ou la petite fille à l’intérieur de nous, n’a pas guéri certains traumatismes de l’enfance, immanquablement arrivé à l’âge adulte, les conséquences peuvent prendre des proportions qu’il est difficile de mesurer, car gravées sur les murs de l’inconscient mais néanmoins bien réelles.

Besoin de se dire. Besoin d’être entendu. Besoin d’être reconnu. Besoin d’être valorisé. Besoin de sécurité affective. Besoin de sécurité matérielle.

Grandir c’est reconnaître ses besoins :

  • Besoin de se dire avec ses propres mots, c’est apprendre le respect de soi.

C’est commencer par prendre la responsabilité pleine et entière des choix que l’on fait. De l’affirmer haut et fort à son entourage, même s’il n’est pas d’accord, ou pas prêt à ce changement. Ce n’est pas négociable.

  • Besoin d’être entendu, c’est-à-dire sur la même longueur d’ondes.
  • Besoin d’être reconnu tel que je suis, non pas tel que les parents où une autre personne, voudraient que je sois.
  • Besoin d’être valorisé, engendre la confiance en soi. De se dire que l’on a sa place dans cette famille, cette société, cette entreprise, cette relation.
  • Besoin de sécurité affective. Cela se passe par le détachement de relations et situations toxiques. Se sentir entendu, reconnu et valorisé dans une relation, permet la stabilité et la sécurité affective. Le lien entre ces deux personnes sera nourri uniquement par l’Amour qu’ils sont.
  • Besoin de sécurité matérielle , elle ne peut se faire que par soi-même. Une dépendance matérielle quelle qu’elle soit engendre un lien toxique à long terme. Il appartient à chacun de se façonner cette sécurité. L’autonomie s’acquiert par le fait d’accepter de demander de l’aide afin que le monde autour de soi se mette en position pour nous aider à satisfaire ce besoin.

Un des besoins qui n’est pas satisfait, va immanquablement obliger la personne à passer à l’acte. Et cet acte sera toujours dans la violence. Car la violence est aussi un langage.

Le langage de la violence fait entrer en scène la victime dans sa toute puissance.

  • Les jugements, accusations, calomnies, portés sur quelqu’un, ne font que renforcer ce rôle.
  • Il en va de même pour celui qui subit ces accusations et qui ne se met pas en action pour sortir de ce rôle. Il est pris au piège de sa propre violence envers lui-même.

La personne va rentrer dans le sacrificiel, la soumission par toutes les peurs accumulées au fil du temps. Peur de ne pas être aimé, peur du regard des autres, peur de la violence de l’autre, peur de sortir de sa zone de confort. Car souffrir est une zone de confort, qu’il faut quitter à un moment donné, sous peine de continuer le cercle infernal. Savoir dire : « Stop, je ne suis pas d’accord sur ce qui se passe. » est vital.

                                UN BESOIN NE SE PROUVE PAS IL S’EPROUVE.

NE PAS RECONNAITRE ET ACCEPTER SES BESOINS, engendre une tentation trop grande à reproduire le même schéma de vie où, à vouloir à tout prix comparer, une nouvelle relation ou situation, avec une ancienne et se créer des problèmes qui n’existent pas. Fermant ainsi la porte au mieux-être, au mieux vivre.

La pleine santé physique, et psychique passe par la reconnaissance de sa propre souffrance, afin de reprendre sa vie en main. Entendre et reconnaître ses besoins sont les graines qui germeront dans le jardin de la vie.

L’ARBRE DE VIE NAISSANT SERA ALORS A SON TOUR PORTEUR DES FRUITS D’UNE VIE EPANOUIE ET D’UN EXEMPLE POUR LES GENERATIONS FUTURES.

JEUX DE GUERRE

« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de ceux qui se connaissent mais ne se massacrent pas »   Paul Valery

Cette phrase était gravée sur les murs de mon lycée. Elle s’est inscrite dans ma mémoire. Aujourd’hui, comme à d’autres époques elle est d’actualité, et en même temps, je me sens triste et pleine d’espoir pour un éveil de l’humanité.

Cette 3ème guerre programmée depuis longtemps par ceux à qui nous avons donné le plein pouvoir de nous gouverner, est en marche. Entre la poire et le fromage, ces gouvernants qui se côtoient et se connaissent décident d’envoyer leur troupes et leurs missiles au massacre et donc faire la guerre à leur place.

Les femmes que nous sommes ont donné la vie. Cette vie offerte ne nous appartient plus  une fois qu’elle prend forme. Le libre arbitre appartient à chacun d’entre nous. J’ai donné naissance à deux garçons, qui à ce jour sont en âge de partir mettre en pratique ce que les jeux vidéos ont engrammé dans leur cerveau.

Cette génération, tout comme la nôtre ainsi que celle en devenir à le pouvoir de faire basculer les consciences. Dans l’horreur d’une guerre, où la paix enfin entendue.

En observant une cour de récréation d’enfants âgés de 2 à 12 ans, je ne peux que constater les dégâts occasionnés par ce qu’ils regardent à la TV, où les vidéos. Même si,  à cet âge là, leur corps est plein d’énergie et qu’ils ont besoin de l’évacuer. Leur esprit absorbant va donc se programmer à leur insu : à la compétition, « c’est moi le plus fort »,  à la domination de l’un sur l’autre, par des bagarres où ils reproduisent les mêmes gestes violents qu’à la TV.

Sauf que lorsqu’ils vont se jeter sur leurs camarades, ce n’est pas un tapis de mousse qui va les réceptionner, comme dans une cascade bien préparée, mais la dureté du béton, la dureté de leur vie en devenir. Ce n’est pas d’un simple click qu’ils vont arrêter momentanément de jouer à la guerre, car leur cerveau lui, continuera d’alimenter leur ego et ils se transformeront en dominateurs, et manipulateurs, pour « gagner ».

Du plus loin que je me souvienne dans mon enfance, je n’ai jamais assisté à une bagarre dans la cour de l’école, Mais nos enfants ont été préparé à cette guerre. L’éducation nationale, le monde sportif et les religions  participent aussi à cette mise en place. La compétition en tout genre. Les notes, les médailles, la promesse d’un paradis ne sont que les ingrédients d’une recette fabriquée de toutes pièces par ceux qui se sont octroyés les pleins pouvoirs  «  légalement ou pas ».

Le courage ne se mesure pas dans un mérite quelconque. Le courage c’est le cœur qui agit. Se sentir suffisamment courageux pour avoir peur, permet de sortir de ces jeux de guerre, des « œil pour œil dents pour dents » qui sont le poison de l’abus de nos époques, le viol de notre monde. Cela ne donne aucun pouvoir à personne, mais nous tuent tous.

La femme,  berceau de l’humanité et  au nom de l’Amour que je suis, fait appel à votre cœur.  Soyez courageux et laissez votre cœur agir pour qu’il n’ai pas à réagir. Car la réaction est toujours violente, et arrive,  hélas ! une fois que le carnage a commencé !!! Je crois profondément à l’éveil de l’humanité, car j’ai confiance dans le divin en moi, tout comme il a confiance dans ma foi en lui.

Les oiseaux accompagneront comme chaque jour par leur chant le lever du soleil. La planète Terre  quand à elle, comme le phénix, se relèvera de ses cendres. Les coquelicots seront toujours les premières fleurs à pousser sur un champ de bataille, mais lorsqu’une espèce s’entre tue, elle disparaît, c’est le non retour, et ce choix est entre nos mains MAINTENANT.