UTERUS – Berceau de Vie

Ô toi par qui l’humanité est devenue réalité !

Ô toi qui a été chéri autant que bafoué !

Ô toi où certains, au nom de la tradition, ont voulu fermer la porte de ton saint Graal !

Ô toi ma terre !

Où j’ai accueilli les pères de mes enfants qui, à l’aube ont déposé leurs semences, pour que la vie jaillisse de toi mon utérus.

Où j’ai accueilli mes amants, qui pour un instant ont trouver refuge, tout comme par leur force d’Homme ils étaient le mien.

Où Comme toutes mes sœurs, je porte en moi, toutes les mémoires collectives, familiales et individuelles, des femmes.

Qu’ai-je fait de ce cadeau de vie ?

Hommes !!!  Femmes !!!  relève-toi, regarde-le, regarde-la !!!

Je suis ton miroir et tu es le mien. Il serait immature de croire que les actes dit d’amour ne sont pas porteurs aussi, de toutes nos blessures respectives.

Hommes ou Femmes nous sommes tous responsables de ce que nous avons fait de ce berceau de l’humanité. Car, l’arrogance, le pouvoir, nous en sommes tous capables, mais faire grandir notre lumière intérieure nécessite le sacrifice de notre ego.

A toutes les mères que j’ai été, à la mère que je suis, à tous les pères que j’ai été, à toutes les femmes que j’ai été et la femme que je suis, à tous les hommes que j’ai été.  Je suis profondément désolée d’avoir contribuer de près ou de loin à la cristalisation de l’infâme. Je dépose les armes au nid, afin que l’harmonie puisse enfin naître, entre toi et moi, entre eux et elles.

Tout l’univers attend de moi cette rencontre, dans le donner et le recevoir dans le contenant et le contenu.

Mon utérus saigne abondamment, meurtri de toutes ces blessures de l’humanité. Comme un soldat ivre de colère et de haine fait couler le sang de son frère, des fibromes s’accrochent désespérément assoiffés de ton sang.

Non ! ce n’est pas toi qui doit disparaître. Mais ce sont toutes les paroles assassines prononcées, les actes violents que tu as engrammé au fil des millénaires.

Je ne te lâcherai pas, tu es ma Terre. Tiens bon ! Ensemble nous vaincrons.

Nous leur montrerons que toi, berceau de vie, tu dois vivre !!!

Nous leur montrerons que tu es plus vivant que jamais !!!

Et par ta force de vie, nous effacerons les paroles prononcées, l’ignominie des actes de non amour.  Car continuer d’alimenter cette guerre des sexes nous tuera tous.

Hommes Femmes, nous nous ressemblons tellement… oui tellement.

Lorsqu’un être humain souffre, c’est toute l’humanité qui souffre.

Tu es le phare de l’humanité, où chaque âme qui s’incarne trouve la lumière pour la conduire vers sa nouvelle Terre.

Alors au nom de la Vie, brille !!!!  brille de tous tes feux, comme un diamant que rien ne peut détruire, même pas, l’érosion du temps.

Que ta lumière soit celle de la réparation.

Que ta lumière soit celle du pardon.

Que ta lumière soit celle qui efface les dettes.

Que ta lumière soit celle de la rencontre du masculin sacré et du féminin sacré, en chacun de nous.

J’ai appris à rallumer la flamme divine en moi, à aimer, à m’aimer au-delà de cette guerre. Et malgré nos failles, nous avons chacun avancé.

En ce jour béni, j’adresse toute ma gratitude, à toutes ces rencontres masculines et féminines, qui ont jalonné ma vie. Tout mon amour vous accompagne pour ce magnifique voyage au plus près de nos récifs respectifs, et de nos cœurs à vif.

En ce jour béni, j’adresse toute ma gratitude à toi mon utérus, pour ta présence, pour me permettre aujourd’hui de me laver de toutes mes blessures. Même si je sens certains jours ma force de vivre me quitter, je sais que je peux compter sur mon étincelle de vie. Ici ou ailleurs, elle sera toujours là. J’ai hissé la voile de mon libre arbitre, je rentre au port, guidé par ta lumière sur la Terre du sacré féminin et masculin. Unis enfin !!!

Ton sang qui s’éclaircit de jour en jour, et qui n’alimente plus ces fibromes est la preuve de notre guérison proche. Lorsqu’un être humain guérit c’est tout l’Univers qui guérit.

En ce jour béni, j’adresse toute ma gratitude aux médecins de l’Univers qui m’ont permis de cheminer vers cette guérison.

En ce jour béni, je m’écris ma plus profonde gratitude car j’ai entendu les cris de mon âme.

J’ai entendu l’appel de ton âme, toi mon double. De ta lampe d’Hermite tu as mis mon âme à nu sous la lumière, tu y as découvert ton image, ton double, ton jumeau, ta flamme ton éther. Tu m’as appris à me protéger, tout en dépassant la peur de mes capacités, tout comme je t’ai guéri de la peur d’aimer. Je te prie de me croire mon Amour, il fallait que l’on passe par ce chemin-là. Il le fallait… Reçois ma plus profonde gratitude.

 

 

LE COUSSIN DE LA COLERE

 

Aujourd’hui j’ai pu observer un enfant de 3 ans, qui avait envie de taper, mordre ses camarades, cracher, ce n’était pas la première fois que cela se produisait. C’est un enfant qui, lorsqu’il affirme quelque chose ne supporte pas qu’on lui dise le contraire. C’est Sa vérité. Il est toujours impatient d’être servi le premier à table, par peur d’être oublié. Il hurle souvent ses opinions. Je ne connais pas l’histoire familiale de cet enfant, mais ce qui est certain c’est qu’il a un besoin ENORME de reconnaissance, de prendre sa place dans notre monde, de ne pas être oublié, bref d’EXISTER.

LE SENTIMENT DE COLERE NOUS ELOIGNE DE LA RECONNAISSANCE DE NOS BESOINS.

En venant vers lui, je lui ai demandé s’il se sentait en colère ? s’il avait envie de taper sur quelque chose ? sa réponse a été « Oui ! taper sur quelque chose !!!» et plutôt que de taper sur ces camarades, je suis allée chercher un oreiller, qui était presque plus grand que lui, un peu comme sa colère qui le dépasse complètement.  Je lui ai proposé de taper, mordre cet oreiller. Ce qu’il a fait bien évidemment !!! J’ai pu voir le visage de cet enfant rempli de rage de vivre, de cette colère contenue. Il a ensuite rejoint ses camarades, pour jouer. Aucun incident n’est apparu durant la récréation.

Quel que soit votre histoire, tout le monde a le droit de vivre ce sentiment de colère. Certains vont l’extérioriser par la violence verbale, physique, ou prendre les armes. D’autres vont la contenir en eux, par peur de basculer dans la violence.  Cette colère va se cristalliser sur certains organes, le foie en particulier. Perdre la foi en la vie, en ce qu’il y a de plus sacré en nous.  Aucune des deux façons de l’exprimer ne pourra calmer cette colère.

L’expression « j’étais hors de moi » prouve bien à quel point le sentiment de colère est très puissant et nous entraîne, nous et notre entourage, dans le chaos.

Reconnaître la colère en soi, est déjà un premier pas vers l’auto guérison. Si cette colère est reconnue, vous avez le choix entre:

– Quel est mon besoin qui n’est pas entendu et qui me conduit à ce sentiment de colère et de frustration ?

– Si c’est trop difficile pour vous d’identifier vos besoins, comme ce petit garçon de 3 ans qui ne sait pas pourquoi il est en colère , alors, prenez un coussin, un oreiller quelque chose de mou, pour ne pas vous faire mal, bien sûr !!! Et tapez, frappez, mordez, hurlez si besoin est, mais extériorisez cette colère, faites-la sortir hors de vous. Vous n’êtes pas cette colère. Ce n’est qu’un ressenti, un sentiment.

Une fois le corps débarassé de ce sentiment. Vous pourrez exprimer ce qui se passe en vous, calmement. Suivront des décisions, des solutions qui éclairciront votre chemin, vous permettant de sortir du brouillard.  A ce moment-là vous pourrez dépasser le silence des mots, pour apaiser la violence des maux.

Je remercie du fond du cœur ce petit garçon. Il me permet de partager cette expérience avec vous. Gratitude infinie !